La salsa en Inde est très peu développée, mais est en plein essor. L'organisateur de ce festival, qui tient un studio de danse à Bangalore, et qui a organisé les 2 précédentes éditions du festival, souhaite promouvoir la salsa dans tout le pays. Il s'agit du plus gros festival de salsa d'Inde, et une "tournée" à été organisée dans différentes villes du pays à partir du 15 juillet : Kolkata, Hyderabad, Delhi, Mumbai, Chennai, pour finir par différentes fêtes à Bangalore avant le début du congrès. Il n'y a pas d'endroit où danser la salsa régulièrement ici, et donc le congrès était à mon l'avis l'une des seules occasions où danser la salsa dans la région cet été.
Le congrès à donc commencé pour moi le samedi (le
vendredi est aussi férié en Inde, c'est la fête de l'indépendance, et
j'en ai profiter pour découvrir la ville). Les participants sont
surtout locaux, surtout indiens, avec des invités internationnaux
(surtout Hong Kong, Singapour, même Népal et Australie.). La France
était était elle aussi représentée par l'intermédiaire de Knzo, danseur
d'origine sénégalaise qui est à Paris maintenant, avec qui j'ai
sympatisé (même l'avion sur le trajet Paris/Bangalore mercredi
dernier). Et évidement votre représentant Latin'Clave, ainsi que
quelques charmantes expatriées rencontrées pendant les cours. J'ai donc
décidé de faire quelques cours, le genou ayant plutôt bien accepté le
voyage jusqu'ici.
Premier cours d'Afro, avec Knzo justement, pour se mettre en jambe.
Très rythmé, relativement simple dans l'ensemble, mais suffisament
physique pour bien se réveiller du décallage horraire

Le
second cours était un cour plus simple de body Movement avec Arieth, un
américain dont j'ai beaucoup apprécié le style avec des changements de
vitesse controllés.

Troisième cours de shine Chacha, avec un black de Singapour, puis de
Funky Rueda d'un couple de singapour aussi, pour enfin terminer la
journée de Workshop par un cours de bachata par l'organisateur du
festival, Lourd Vijay.
Le lendemain, les cours ont été plus techniques avec Juan Matos,
footwork avec Arieth (domage qu'il l'ai fait sur le un, à l'origine il
devait le faire sur le deux), pas de Chacha avec les impressionnants
Anne & Annichi d'allemagne, et salsa on one avec un couple
d'origine indienne vivant à San Francisco, Kristen Nolan & Giju.
Il y avait beaucoup d'autre instructeurs, et dans l'ensemble les cours
étaient variées et intéressants. Mon seul regrès est que le cours de
"Bollywood" ait été annulé le dimanche matin.
Le niveau des cours en général était relativement faible, même le cours
de Matos n'évait rien à voir avec ses cours du congrès de Marseille (ou
meme de Tropical Gems) il y a deux ans. Il y a de très bons danseurs
évidement, mais la plupars des gens ne dansent pas régulièrement la
salsa, beaucoup de débutant, faute à l'absence d'une boite salsa
régulière sur Bangalore. La plupars du temps, les gens vont dans un
studio de fitness ou de danse, ou appartienne à une compagnie de danse.
La danse, en Inde, a une importance fondamentale. Il suffit de voir
tous les clips Bollywood qui passent à la télé, et évidement les danses
religieuses qui rythment la vie locale. Des danseurs, même débutants,
passaient sur scène pendant les soirées pour présenter une ou plusieurs
chorégraphie(s). Ils ont le sens du spectacle!

Les spectacles en euxmême étaient géniales, extrèmement variées, avec
des danses latines (salsa, chacha, bachata, flamenco), des danses
africaines, brésiliènne (samba) et évidement, danses orientales (danse
du ventre) et indiennes (le clou du spectacle le samedi soir était
grandiose, avec tous les instructeurs en habits indiens, de milles
couleurs). La salle de conférence ne se prétait pas trop à ce genre de
spectacle malheureusement, et il fallait un peu se battre pour voir.
Les soirées qui continuaient le spectacle a été de rencontrer plus de
monde et danser jusqu'au bout de la nuit... arg, non, ici les soirées
dansantes se terminent à 23h30. Et oui, minuit tout doit être plié.
Quel dommage! Le DJ était particulièrement bon, il passait quasiment
que de la portoricaine. En effet, personne, ou pratiquement, ne danse
la cubaine, tout le monde, du débutant au pro, dansent en porto,
majoritairement sur le un, naturellement.

En autre évènement dans le cadre du festival était organisé un
championship, entre 12h et 13h le dimanche. Les participants, tous
amateurs, étaient jugé par les prof. A noter que plus que
l'originalité, plus que la technique, c'est le respet du rithme qui
comptait apparament le plus dans la note, dixit le dépliant.
Même si la taille en elle même du congrès n'était pas impressionnante
(3 salles de cours pas très grandes, mais très remplies, 12 couples
pour le championship), les cours étaient de qualité et tout était
organisé proprement. Dans l'ensemble j'ai vraiment eu l'impression que
tout se déroulait naturellement, pas d'accoup, même les imprevus
semblaient de résoudre par eux même :p
J'ai eu la possibilité de rencontrer et discuter avec des représentants
de la diaspora Française locale, qui vivent et travaillent ici (sauf
knzo évidement), mais aussi les indiens et indiennes. Dans l'ensemble,
ils sont extrèmement chaleureux, et je n'ai vraiment pas eu
l'impression, pendant la soirée, d'être dans un pays étranger. Les
filles de tout niveau acceptent avec plaisir les invitations, dansent
et s'habillent majoritairement la mode européenne (jupe, robe, tenu
sexy y compris), avec une touche "indienne" bien sur. Beaucoup de
spectatrices viennent en sari (quel délice, j'adooooore!) et même,
certaines danseuses sont voilée! Néanmoins, même si les salseros et
salsera indiens sont très varié, des habits traditionnels au habits
plus occidentaux, ceci contraste énormément avec ce que l'on peut voir
dans la rue, où l'on ne croise personne en tenu extravagante, où l'on
ne vera jamais une femme en jupe ou épaule découverte.
La pauvreté est extremement présente jusqu'au portail de l'hotel dans
lequel était organisé le congrès. Même si je pense que toutes les
catégories sociales étaient représentées pour un tel évènement,
l'entrée Fullpass à 4500 Roupies (70 euro) peut représenter plusieurs
mois de salaire pour beaucoup de monde. Il faut garder à l'esprit que
la majeur partie de la population en est exclu de facto : la population
en dessous du seul de pauvreté, évidement, qui représente 25% des
individus, mais aussi une énorme majorité des personnes "actives" qui
ont un travail qui ne leur permet tout simplement pas de sortir, parce
qu'ils n'ont pas de week end ou de vacances. "Seul" 300 millions de
personnes, sur 1,1 milliards, ont des revenus suffisant pour pouvoir
participer à la société dite de consommation. Ce qui laisse de coté
plus de 800 millions de personnes.
Voilà, j'ai fait le tour de ce qui s'est passé ce premier week end
salsa en Inde, et j'espère vous en avoir communiqué une petite partie
:) Je pense continuer la rédaction de mon séjour (qui sera dans tous
les cas trop court) sur
mon blog, pour
ceux qui sont intéressé. Désolé pour les photos, les soirées étaient
trop courtes pour mitrailler et il y avait beaucoup trop de monde
pendant le spectacle pour faire de jolies images :(