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3rd India International Salsa Congress 2008
Écrit par Gaetan   
18-08-2008

iisc_original.jpgCe week end du 15 Aout j'ai eu la chance de participer au troisième congrès de salsa de Bangalore, en Inde, ville dont le nom signifie littéralement "la ville des haricots bouillis". Lecongrès s'est déroulé du 14 au 17 Aout à Bangalore même, mais aussi partout dans le pays sur les 3 précédentes semaines.

La salsa en Inde est très peu développée, mais est en plein essor. L'organisateur de ce festival, qui tient un studio de danse à Bangalore, et qui a organisé les 2 précédentes éditions du festival, souhaite promouvoir la salsa dans tout le pays. Il s'agit du plus gros festival de salsa d'Inde, et une "tournée" à été organisée dans différentes villes du pays à partir du 15 juillet : Kolkata, Hyderabad, Delhi, Mumbai, Chennai, pour finir par différentes fêtes à Bangalore avant le début du congrès. Il n'y a pas d'endroit où danser la salsa régulièrement ici, et donc le congrès était à mon l'avis l'une des seules occasions où danser la salsa dans la région cet été.

Le congrès à donc commencé pour moi le samedi (le vendredi est aussi férié en Inde, c'est la fête de l'indépendance, et j'en ai profiter pour découvrir la ville). Les participants sont surtout locaux, surtout indiens, avec des invités internationnaux (surtout Hong Kong, Singapour, même Népal et Australie.). La France était était elle aussi représentée par l'intermédiaire de Knzo, danseur d'origine sénégalaise qui est à Paris maintenant, avec qui j'ai sympatisé (même l'avion sur le trajet Paris/Bangalore mercredi dernier). Et évidement votre représentant Latin'Clave, ainsi que quelques charmantes expatriées rencontrées pendant les cours. J'ai donc décidé de faire quelques cours, le genou ayant plutôt bien accepté le voyage jusqu'ici.

Premier cours d'Afro, avec Knzo justement, pour se mettre en jambe. Très rythmé, relativement simple dans l'ensemble, mais suffisament physique pour bien se réveiller du décallage horraire Heureux Le second cours était un cour plus simple de body Movement avec Arieth, un américain dont j'ai beaucoup apprécié le style avec des changements de vitesse controllés.
salsaindia-chacha-400px.jpgTroisième cours de shine Chacha, avec un black de Singapour, puis de Funky Rueda d'un couple de singapour aussi, pour enfin terminer la journée de Workshop par un cours de bachata par l'organisateur du festival, Lourd Vijay.

Le lendemain, les cours ont été plus techniques avec Juan Matos, footwork avec Arieth (domage qu'il l'ai fait sur le un, à l'origine il devait le faire sur le deux), pas de Chacha avec les impressionnants Anne & Annichi d'allemagne, et salsa on one avec un couple d'origine indienne vivant à San Francisco, Kristen Nolan & Giju.
Il y avait beaucoup d'autre instructeurs, et dans l'ensemble les cours étaient variées et intéressants. Mon seul regrès est que le cours de "Bollywood" ait été annulé le dimanche matin.

Le niveau des cours en général était relativement faible, même le cours de Matos n'évait rien à voir avec ses cours du congrès de Marseille (ou meme de Tropical Gems) il y a deux ans.  Il y a de très bons danseurs évidement, mais la plupars des gens ne dansent pas régulièrement la salsa, beaucoup de débutant, faute à l'absence d'une boite salsa régulière sur Bangalore. La plupars du temps, les gens vont dans un studio de fitness ou de danse, ou appartienne à une compagnie de danse. La danse, en Inde, a une importance fondamentale. Il suffit de voir tous les clips Bollywood qui passent à la télé, et évidement les danses religieuses qui rythment la vie locale. Des danseurs, même débutants, passaient sur scène pendant les soirées pour présenter une ou plusieurs chorégraphie(s). Ils ont le sens du spectacle!

salsaindia-final-400px.jpgLes spectacles en euxmême étaient géniales, extrèmement variées, avec des danses latines (salsa, chacha, bachata, flamenco), des danses africaines, brésiliènne (samba) et évidement, danses orientales (danse du ventre) et indiennes (le clou du spectacle le samedi soir était grandiose, avec tous les instructeurs en habits indiens, de milles couleurs). La salle de conférence ne se prétait pas trop à ce genre de spectacle malheureusement, et il fallait un peu se battre pour voir. Les soirées qui continuaient le spectacle a été de rencontrer plus de monde et danser jusqu'au bout de la nuit... arg, non, ici les soirées dansantes se terminent à 23h30. Et oui, minuit tout doit être plié. Quel dommage! Le DJ était particulièrement bon, il passait quasiment que de la portoricaine. En effet, personne, ou pratiquement, ne danse la cubaine, tout le monde, du débutant au pro, dansent en porto, majoritairement sur le un, naturellement.

salsaindia-performances-400px.jpgEn autre évènement dans le cadre du festival était organisé un championship, entre 12h et 13h le dimanche. Les participants, tous amateurs, étaient jugé par les prof. A noter que plus que l'originalité, plus que la technique, c'est le respet du rithme qui comptait apparament le plus dans la note, dixit le dépliant.

Même si la taille en elle même du congrès n'était pas impressionnante (3 salles de cours pas très grandes, mais très remplies, 12 couples pour le championship), les cours étaient de qualité et tout était organisé proprement. Dans l'ensemble j'ai vraiment eu l'impression que tout se déroulait naturellement, pas d'accoup, même les imprevus semblaient de résoudre par eux même :p

J'ai eu la possibilité de rencontrer et discuter avec des représentants de la diaspora Française locale, qui vivent et travaillent ici (sauf knzo évidement), mais aussi les indiens et indiennes. Dans l'ensemble, ils sont extrèmement chaleureux, et je n'ai vraiment pas eu l'impression, pendant la soirée, d'être dans un pays étranger. Les filles de tout niveau acceptent avec plaisir les invitations, dansent et s'habillent majoritairement la mode européenne (jupe, robe, tenu sexy y compris), avec une touche "indienne" bien sur. Beaucoup de spectatrices viennent en sari (quel délice, j'adooooore!) et même, certaines danseuses sont voilée! Néanmoins, même si les salseros et salsera indiens sont très varié, des habits traditionnels au habits plus occidentaux, ceci contraste énormément avec ce que l'on peut voir dans la rue, où l'on ne croise personne en tenu extravagante, où l'on ne vera jamais une femme en jupe ou épaule découverte.

La pauvreté est extremement présente jusqu'au portail de l'hotel dans lequel était organisé le congrès. Même si je pense que toutes les catégories sociales étaient représentées pour un tel évènement, l'entrée Fullpass à 4500 Roupies (70 euro) peut représenter plusieurs mois de salaire pour beaucoup de monde. Il faut garder à l'esprit que la majeur partie de la population en est exclu de facto : la population en dessous du seul de pauvreté, évidement, qui représente 25% des individus, mais aussi une énorme majorité des personnes "actives" qui ont un travail qui ne leur permet tout simplement pas de sortir, parce qu'ils n'ont pas de week end ou de vacances. "Seul" 300 millions de personnes, sur 1,1 milliards, ont des revenus suffisant pour pouvoir participer à la société dite de consommation. Ce qui laisse de coté plus de 800 millions de personnes.

Voilà, j'ai fait le tour de ce qui s'est passé ce premier week end salsa en Inde, et j'espère vous en avoir communiqué une petite partie :) Je pense continuer la rédaction de mon séjour (qui sera dans tous les cas trop court) sur mon blog, pour ceux qui sont intéressé. Désolé pour les photos, les soirées étaient trop courtes pour mitrailler et il y avait beaucoup trop de monde pendant le spectacle pour faire de jolies images :(

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